Faits marquants
Octobre 2026 a été dominé par le changement de pouvoir au Québec, la flambée des prix de l'énergie et les doutes croissants sur le financement de l'intelligence artificielle. Les élections provinciales du 5 octobre ont porté au pouvoir un gouvernement minoritaire du Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon, avec 59 sièges sur 127 et moins de 30 % des voix. La Coalition avenir Québec s'est effondrée, sans aucun élu, et sa cheffe a démissionné. Le Parti conservateur a fait une entrée remarquée avec 19 députés, dont 15 dans la région de Québec. Deux élus autochtones siègent désormais à l'Assemblée nationale.
Sur la scène internationale, le baril de pétrole a atteint environ 110 $US, un sommet de cinq mois, sur fond d'escalade au Moyen-Orient. L'Agence internationale de l'énergie évoque une pénurie de diesel qui pourrait durer jusqu'en 2027.
Politique
Québec
- Gouvernement minoritaire : le premier ministre désigné a exclu toute coalition, fixé les urgences comme priorité et reporté la question de la souveraineté.
- Entrée en fonction : un conseil des ministres volontairement restreint a été assermenté, avec Catherine Gentilcore comme vice-première ministre, Marie-Karlynn Laflamme à la Santé et Pascal Bérubé à la Culture.
- Fait sans précédent : tous les députés ont refusé de prêter serment au roi, ce qui ouvre un débat institutionnel.
- Recomposition : l'effondrement de la CAQ et la percée conservatrice, très concentrée dans la région de Québec, redessinent la carte politique.
Canada et international
Le rejet de la séparation de l'Alberta a marqué la fin du mois, alors que la crise sociale en France a retenu l'attention internationale.
Économie et énergie
La hausse des prix du pétrole, alimentée par les attaques contre des infrastructures saoudiennes, les mines dans le détroit d'Ormuz et les pétroliers endommagés, pèse sur les perspectives d'inflation et sur les coûts de transport. La menace d'une pénurie de diesel prolongée est un risque pour les chaînes d'approvisionnement.
Le secteur de l'intelligence artificielle s'est fragilisé : des doutes sur son financement, entretenus par la convergence avec la crise énergétique, ont alimenté une prudence accrue des marchés.
Santé
Le nouveau gouvernement a fait des urgences sa première priorité, et la nomination d'une ministre de la Santé dans un cabinet resserré confirme l'importance du dossier. Les mesures concrètes restent à préciser dans un contexte minoritaire, où chaque réforme devra être négociée.
Culture
La nomination de Pascal Bérubé à la Culture s'inscrit dans l'affirmation identitaire du nouveau gouvernement. Le refus collectif de prêter serment au roi a aussi une forte portée symbolique.
Environnement
La crise énergétique relance le débat sur la dépendance aux hydrocarbures et sur l'accélération de la transition. Les tensions sur le diesel pourraient accroître la pression en faveur de solutions de remplacement.
Tendances observées
- Fragmentation politique : faible part des voix pour le parti gagnant, effondrement d'une formation dominante et émergence d'un nouveau parti.
- Instabilité géopolitique : les tensions au Moyen-Orient se répercutent directement sur les prix de l'énergie et l'économie mondiale.
- Fragilité technologique : l'enthousiasme pour l'intelligence artificielle se heurte aux contraintes de financement et d'énergie.
- Tensions sociales et territoriales : crise sociale en France, débat sur l'Alberta et questionnements institutionnels au Québec.
Conclusion
Octobre 2026 restera un mois charnière pour le Québec, avec un gouvernement minoritaire péquiste qui devra concilier ses ambitions identitaires, l'urgence des services de santé et un contexte économique incertain. Les prochains mois seront déterminants : stabilité du gouvernement, évolution des prix de l'énergie et solidité du secteur technologique.